Délégationde Franche-Comté

Solidarité internationale

Des nouvelles de Madagascar

Après quelques semaines d’inquiétude concernant la situation à Madagascar, nous avons obtenu des informations positives. Charles Welfelé, animateur de réseaux de solidarité en Saône-et-Loire, a fait le lien avec ses correspondants sur place.

Le confinement à Madagascar

publié en mai 2020

Madagascar a été atteint par l’épidémie au milieu du mois d’avril 2020 et Charles Welfelé nous explique la situation :

« Selon les chiffres officiels annoncés par le Gouvernement malgache en date du 28 avril 2020, seulement 128 cas ont été identifiés dont 71 cas de guérison, pas de décès recensés dont le Covid-19 serait la cause directe. Sur l’île, il semblerait que peu de personnes présentent des formes graves de la maladie. Le nombre de personnes testées reste dérisoire, il est recensé moins de dix mille dépistages pour une population de vingt-cinq millions d’habitants....

Le confinement a débuté le 23 mars 2020 et depuis, le pays connaît un déconfinement partiel. Il est autorisé de se déplacer et de travailler le matin, en revanche, toute circulation l’après-midi est strictement interdite. »

En plus de cette crise sanitaire, la réalité économique de certains travailleurs inquiète même si des actions ont été mises en place pour leur venir en aide.

« Le confinement a dans son ensemble été respecté, malgré la réalité économique liée aux faibles revenus des travailleurs journaliers vivant avec moins de un euro par jour. Cette réalité concerne 92 % de la population. Le Gouvernement a organisé une distribution d’aides pour les plus démunis depuis le début du confinement.

Dans les quartiers des grandes villes, beaucoup de réclamations ont eu lieu lors d’actions d’appui aux personnes vulnérables mises en place par le Gouvernement et l’armée. En effet, des inégalités ont été constatées lors de distributions de biens de première nécessité. Certaines familles n’y avaient pas droit malgré l’interruption totale de leurs revenus. »

« Le centre Risika de la Caritas Antsirabe est resté fermé pendant toute la période, le télétravail a été demandé aux salariés et les jeunes sont retournés dans leur famille. Le centre n’ouvrira probablement pas ses portes avant une fin avril 2020.

Juste avant la crise, l’association Zoma a pu ravitailler tous les villages qu’elle accompagne dans leur développement dont celui d’Antakavana. Cependant, vu la distance, le Cefotam (Centre de formation et de transit d’agriculteurs migrants) n’a pas pu être approvisionné à temps en raison des nombreux contrôles sanitaires à franchir pour s’y rendre depuis la capitale. Les paysans ont pu utiliser les récoltes produites pour se nourrir, mais les produits d’hygiène et de première nécessité (bougies, outils,…) ont fortement manqué. Zoma ne pourra probablement pas les approvisionner avant quelques jours car le trajet s’avère long en raison de l’autorisation de circuler uniquement le matin. »

Le Secours Catholique et d’autres associations se mobilisent pendant cette période. Malgré les difficultés et les contraintes imposées, ils accompagnent et aident les personnes dans le besoin. La crise sanitaire que nous vivons touche le monde entier, nous devons donc rester solidaires pour sortir de cette crise ensemble.

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