Délégationde Franche-Comté

Le parrainage des migrants

Une initiative à suivre

Le 24 octobre 2016 commençait l’évacuation de la « jungle » de Calais. Découvrez l’accueil des migrants en Franche-Comté grâce au parrainage.

Parrainage des migrants.

publié en janvier 2017

Les milliers de personnes qui s’entassaient sur la lande, aux confins de la ville de Calais, étaient réparties dans 550 centres d’accueil et d’orientation (CAO) où elles devaient pouvoir vivre dans des conditions décentes pour présenter une demande d’asile en France. Une centaine sont arrivées dans le Doubs à Grand-Charmont, Montbéliard, Besançon et trente jeunes femmes mineures, à Montgesoye. Après avoir risqué leur vie dans des conditions d’une difficulté extrême pour finalement terminer leur périple dans un bidonville, les migrants se retrouvaient logés, nourris et accompagnés sur le plan administratif dans une ville inconnue d’eux, quelque part en France. En majorité des hommes, souvent jeunes, originaires du Soudan, d’Érythrée, d’Irak ou d’Afghanistan, ils n’ont pas d’attaches en France. Malgré toute la compétence des travailleurs sociaux qui les accompagnent dans les CAO, ils se trouvent très vite seuls, à l’abri certes, mais sans contacts et sans repères dans leur nouvelle ville. C’est de nouveau le temps de l’attente, une attente loin de ceux qu’ils ont quittés et avec la mémoire douloureuse des images tragiques de leur parcours. Ils sont avant tout des rescapés, comme les désigne le pape François.

C’est pour leur permettre de traverser cette étape de leur vie dans des conditions plus humaines que le parrainage de bienvenue a été voulu par la mobilisation avec l’aide du Secours Catholique. Engagé sur le terrain de Calais depuis la création du bidonville, le Secours Catholique disposait d’une expérience longue du compagnonnage avec ces exilés. Mariam et Claudine, activent depuis de longues années auprès de ces personnes, sont venues nous parler de leur expérience le 5 décembre 2016 au cours d’une belle soirée qui mêlait près d’une centaine d’exilés et de Franc-comtois. La mise en relation a pu démarrer ce soir-là !

Un mois après, déjà vingt-trois parrainages sont actifs et cela représente une soixantaine de personnes qui apprennent à se connaître dans des langues variées, autour de repas, de sorties, de jeux et avec des mots hésitants, des malentendus, mais surtout avec la joie de se découvrir proches malgré tout ! Le parrainage n’a pas d’autre finalité que de tisser un lien de bienvenue. Il n’est pas orienté vers le logement, l’emploi, ou vers un autre objectif. Il ne nécessite pas de compétence autre que celle de pratiquer l’hospitalité au moins une fois par mois. La suite de ces rencontres s’inventera de manière différente pour chacun. Le lien pourra se terminer très vite, car le filleul quittera Besançon par obligation ou par choix. Le lien que nous tissons est fragile, mais tant qu’il existe il a une valeur infinie. N’en doutons pas !

Une petite équipe du Secours Catholique coordonne la mise en lien pour qu’elle se fasse dans cette orientation de gratuité et que soient prévus des temps collectifs d’échange et de rencontre deux fois par an. Nous vivrons cette première étape d’une soirée entre parrains, avec ouverture aussi aux candidats au parrainage, le jeudi 26 janvier 2017 à 19 h au Centre diocésain de Besançon. Rejoignez-nous. Il y a tant de solitude à briser et tant de richesse à partager !

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