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Prise de position

Face au bouleversement écologique, quel engagement chrétien ?

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Martin KOPP, théologien protestant engagé dans l’ONG interreligieuse GreenFaith, est venu bousculer les postures et les discours pour engager à l’action. Mardi 27 janvier, devant près de 150 personnes, le Secours catholique coorganisait cette conférence avec le CCFD-Terre Solidaire, le Service Écologie Intégrale du diocèse de Besançon et l’Observatoire sociétal du diocèse de Besançon.

Les premiers livres de la Bible font de l’homme un serviteur et un gardien de la Création, nous a rappelé Martin Kopp. La domination dont il y est question est plus liée à la nécessité de « se faire un territoire d’habitation » pour vivre en harmonie avec la Création qu’à une injonction d’exploitation sans mesure. Ces textes, fondateurs pour les chrétiens, invitent à ne pas mettre l’homme au sommet de la création mais à l’intérieur d’une représentation en cercle où tous les vivants et les plantes sont en interdépendance. D’ailleurs, Adam n’est pas d’abord un prénom mais l’indication d’une origine : « le terreux ».

Ce lien originel avec la Création existe bien dès le départ.

Martin Kopp a ensuite identifié des défis majeurs à relever pour réduire l’empreinte environnementale catastrophique de l’activité humaine : le lien entre le niveau de richesse et le niveau de destruction ; les 10 % les plus riches produisent 50 % des gaz à effet de serre. Les rapports de genre sont aussi impliqués, car il existe une « masculinité toxique » à questionner. Celle du Christ, nous indique-t-il, est un chemin de douceur et de justice.

Enfin, les pays riches sont les plus responsables des dégradations, alors que leur richesse est issue d’une histoire coloniale faite de spoliation et d’esclavage. Cette dette devrait servir à financer des programmes d’aide pour ces pays du Sud directement impactés par le changement climatique.

Les pistes d’action sont celles de l’engagement individuel et collectif. Participer à des « marches », à des actions militantes, parfois subversives, sont des pistes possibles, mais toujours non violentes. Enfin, à nous d’y trouver toujours de la joie, sans donner de leçons et sans sombrer dans le désespoir. Un chemin de solidarité avec tous les vivants existe !

À découvrir ! 

https://www.rcf.fr/actualite/conferences-en-franchecomte

https://www.rcf.fr/ecologie-et-solidarite/terre-solidaire